Introduction
Le
Tafsîr est la discipline la plus importante des « sciences du Coran » (
‘ulûm al-Qur’an). Le terme signifie en arabe « interprétation », « exégèse » ou encore « explication ». De la même racine que
tafsîr, le verbe
fassara indique l’action de « découvrir quelque chose de caché » et provient du syriaque
pashshar, « expliquer, rendre clair »
1 . Plus généralement, un
tafsîr (pluriel :
tafâsir) désigne un commentaire du Coran. On parle ainsi du
tafsîr de tel ou tel exégète. Ce type de commentaire comprend le plus souvent des explications sur le sens (supposé) des versets du Coran, ainsi que des remarques sur la grammaire, les règles juridiques, les versets abrogés, les circonstances de la révélation, etc.
Le terme
ta’wîl est parfois utilisé pour désigner l’exégèse coranique
. Il semble qu’à l’origine,
tafsîr et
ta’wîl étaient synonymes
2 , mais avec le temps, ces deux notions ont fini par diverger. À vrai dire, la signification exacte de
ta’wîl n’est pas parfaitement claire et fait débat chez les exégètes
3 . L’opinion la plus commune est que le
ta’wîl se rapporte à ce qui est connu par Allâh seul, ou à l’exégèse ésotérique
4 . D’après une tradition attribuée à Ibn Abbâs (m. 688), le Coran aurait été révélé sous quatre aspects : le
tafsîr, la langue arabe, le licite et l’interdit (
halâl wa-harâm) et le
taw’îl5 . Ici, les deux notions apparaissent clairement comme deux choses différentes. De plus, l’idée que le Coran est descendu sous quatre aspects se rapproche fortement de la croyance développée pendant l’Antiquité sur les quatre sens de la Bible
6 . Parmi ces quatre sens, les rabbins parlaient d’un sens allégorique ou mystique (en hébreu :
sod). Il n’est pas impossible que cette notion ait servi de modèle au
taw’îl des exégètes musulmans.
Quoi qu’il en soit, le
Tafsîr occupe une place importante dans la foi islamique, les musulmans se tournant régulièrement vers les exégètes pour comprendre le sens d’un verset donné. Dans la pratique, le
Tafsîr est devenu inséparable du Coran lui-même. Mais qu’est-ce qui fonde l’autorité des exégètes dans la prétention qu’ils ont de fournir
la bonne interprétation du Livre ? Écrivant plusieurs siècles après la composition du Coran, leurs commentaires sont fortement tributaires du contexte politique et religieux de leur époque et d’une certaine clé de lecture imposée par l’orthodoxie qui se met en place. Toutefois, les exégètes tirent leur légitimité du fait qu’ils s’appuieraient eux-mêmes sur l’interprétation du Coran développée par les premières générations de musulmans dès l’époque du Prophète. Mais la recherche historique sur le développement de l’exégèse islamique remet en cause un tel scénario.
Les problèmes du récit traditionnel
L’opposition au Tafsîr aux débuts de l’islam
D’après les sources islamiques, l’exégèse du Coran a débuté à l’époque du Prophète, qui aurait enseigné le sens de plusieurs versets à certains de ses Compagnons. Ces derniers auraient à leur tour transmis l’interprétation du Coran à la génération suivante (qu’on appelle les Successeurs). Les commentateurs postérieurs, enfin, auraient collecté ces interprétations dans leurs ouvrages sous la forme de hadîths exégétiques
7 . Il aurait donc existé, depuis les premières générations de musulmans, une tradition ininterrompue d’exégèse du Coran censée garantir que l’interprétation du texte découle directement des enseignements du Prophète ou de son proche entourage.
Ce scénario souffre toutefois de profondes lacunes qui mettent en doute sa validité sur le plan historique. On est d’abord confronté, comme souvent en ce qui concerne le premier siècle de l’islam, à l’absence de sources permettant de vérifier le narratif présenté par les auteurs musulmans. Comme le souligne Fred Leemhuis, « les sources indépendantes concernant la première phase de l’activité exégétique […] sont quasiment inexistantes. Tout ce que nous savons à propos de la période primitive provient de références ultérieures »8 . On peut s’étonner que les Compagnons du Prophète, à qui les sources islamiques attribuent un rôle important dans le développement de l’exégèse coranique, n’aient laissé derrière eux aucun ouvrage du genre (nous rediscuterons plus tard du prétendu Tafsîr attribué à Ibn Abbâs). De fait, les premiers commentaires du Coran apparaissent seulement à partir du 8e siècle 9 . Et encore, il ne s’agissait pas tant à cette époque de commentaires complets que « de sortes de carnets de notes »10 .
Il y a donc un fossé d’environ un siècle qui sépare la mort du Prophète des premiers commentaires du Coran. Leur apparition tardive s’explique en grande partie par le fait qu’aux débuts de l’islam, les autorités religieuses s’étaient opposées à l’interprétation du Coran, ou en tout cas de certaines parties du texte11 . Plusieurs récits nous sont parvenus, qui montrent des Compagnons du Prophète s’en prendre violemment à des hommes venus les interroger sur la signification de tel ou tel passage. Nous lisons par exemple la scène suivante :
Un homme appelé Sabig vint à Médine et se mit à poser des questions sur des passages ambigus du Coran. ‘Umar le fit venir et prépara des branches de palmier pour lui. Il lui demanda : ‘‘qui es-tu ?’’ L’homme répondit : ‘‘Le serviteur d’Allâh, Sabig’’. ‘Umar le frappa alors avec l’une des branches de palmier et lui dit : ‘‘Et moi, je suis le serviteur d’Allâh, ‘Umar’’. Il lui administra tant de coups que le sang lui ruisselait de la tête. L’homme dit : ‘‘O Prince des croyants, cela suffit, c’en est fait des idées que j’avais dans la tête’’12 .
Un autre récit est rapporté par al-Qâsim b. Muhammad (m. 725), qui raconte :
J’ai entendu un homme interroger Ibn Abbâs sur les prises de guerre. Ibn Abbâs lui répondit : ‘‘les chevaux et ce qui a été pillé font partie butin’’. L’homme reposa sa question et Ibn Abbâs redit la même chose. Mais l’homme demanda : ‘‘les principes dont Allâh parle dans son Livre, qu’est-ce que c’est ?’’ Al-Qâsim dit : il continua à reposer sa question et Ibn Abbâs en fut presque ennuyé. Ibn Abbâs dit alors : ‘‘Savez-vous à qui ressemble celui-là ? Il est semblable à Sabig que ‘Umar b. al-Khattab a frappé’’13 .
Le théologien Amir al-Sha’bi (m. 723) était lui aussi opposé à l’interprétation du Coran. L’historiographe Ibn Sa’d (m. 845) rapporte dans ses Tabaqat que lorsqu’on l’interrogeait sur un verset, il avait l’habitude de répondre : « je ne dis rien concernant le Coran »14 . Harris Birkeland a démontré que cette opposition vient surtout des milieux musulmans traditionnalistes. Dans un propos resté célèbre, Ahmad b. Hanbal (m. 855), fondateur de l’école de juridiction rigoriste qui porte son nom, avait déclaré que « trois livres n’ont aucune base : le maghâzî, le malâhim et le tafsîr »15 . Ahmad reprochait aux exégètes de son époque leur manque de méthode dans l’utilisation des hadîths exégétiques. Il est vrai que dans les premiers commentaires du Coran, les hadîths n’étaient pas toujours accompagnés d’une chaîne de transmission (isnâd)16 .
En même temps, l’usage de l’isnâd et l’évaluation des transmetteurs n’ont été mis en place qu’aux deuxième et troisième siècles de l’islam17 . Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que les commentaires coraniques antérieurs à cette période ne répondent pas aux critères définis ultérieurement par les spécialistes du Hadîth. À ce titre, Birkeland remarque très justement que si l’on appliquait ces critères, on serait amené à rejeter la totalité des commentaires du Coran produits avant le 3e siècle de l’islam 18 . Même le célèbre as-Suddi (m. 745), qui est cité à de nombreuses reprises dans le Tafsîr al-Tabari, était considéré comme un menteur 19 .
Ibn Abbâs : l’ancêtre mythique de l’exégèse islamique
Un autre problème concerne le rôle prêté à Ibn Abbâs, le cousin paternel du Prophète. Il apparait dans les sources islamiques comme le « premier exégète » du Coran, et surtout celui qui fait le plus autorité. On lui attribue également des milliers de hadîths exégétiques (d’ailleurs souvent contradictoires). Cependant, il a été démontré que le rôle d’Ibn Abbâs dans le développement de l’exégèse coranique est largement fictif. En effet, c’est seulement à partir de la période des califes abbâssides que se développe le narratif autour de la figure d’Ibn Abbâs, faisant de lui le père de l’exégèse coranique
20 . Évidemment, cela n’est pas sans rapport avec le fait que les Abbâssides sont justement les descendants d’Ibn Abbâs. On voit nettement l’intérêt que la dynastie pouvait avoir à prêter à leur ancêtre un rôle aussi prestigieux afin d’asseoir son pouvoir et sa légitimité politique. La figure d’Ibn Abbâs est décrite par les historiens comme un instrument de la « propagande abbâsside »
21 .
Cette propagande a pourtant de nombreuses failles qui rendent improbable le scénario sponsorisé par la famille abbâsside. Un premier problème se pose concernant la chronologie des événements. On rapporte en effet qu’Ibn Abbâs avait une dizaine d’années seulement quand le Prophète est mort et qu’il venait tout récemment de se convertir
22 . De toute évidence, il n’était pas le mieux placé pour être le plus instruit dans l’interprétation du Coran, surtout par rapport aux Compagnons qui avaient côtoyé Muhammad bien plus longtemps. Comme le souligne Ahmad Jullandri, « le fait qu’il ait pu avoir davantage de connaissance sur le Coran qu’Abû Bakr, ‘Umar ou Ali n’est pas crédible »
23 .
Les Abbâssides ont encouragé la prolifération de récits renforçant le prestige de leur ancêtre – et par ricochet le leur. Dans les sources islamiques d’époque abbâsside, Ibn Abbâs est surnommé
al-habr, le docteur, ou encore
al-bahr, l’océan, en référence, à l’étendue (supposée) de ses connaissances. Dans la même veine, Ibn Sa’d a rapporté une tradition dans laquelle Muhammad b. al-Hanafiya, l’un des fils d’Ali, déclare au moment de la disparition d’Ibn Abbâs : « Aujourd’hui le maitre (
rabbânî) de cette communauté est mort »
25 . D’autres hadîths font appel directement à l’autorité du Prophète pour consacrer Ibn Abbâs dans son rôle d’exégète. Ce dernier aurait dit : « l’Envoyé d’Allâh m’appela, me passa la main sur mes cheveux et dit : ‘‘Mon Dieu, enseigne-lui la sagesse et l’interprétation du Livre’’ »
26 . Et ailleurs : « l’Envoyé d’Allah est venu me voir alors que j’étais encore dans les langes et il me frotta le palais avec sa salive ». Ce dernier détail peut paraitre insignifiant, mais il possède en réalité une dimension symbolique importante. Dans de nombreuses sociétés, le crachat joue un rôle particulier lors des rites d’initiation
27 . Ici, la référence à la salive fait comprendre au lecteur que « dès son tout jeune âge Ibn Abbâs est
investi d’une fonction particulière portant sur le savoir religieux »
28 .
Arrêtons à présent sur la tradition suivante répertoriée par Ibn Sa’d :
Lorsqu’on interrogeait Ibn Abbâs sur une question, si elle était traitée dans le Coran, il la rapportait. Si elle n’était pas traitée dans le Coran, mais qu’elle l’avait été par le Messager d’Allâh, il la rapportait. Si elle n’était pas traitée dans le Coran ni par le Messager d’Allâh, mais qu’elle l’était par Abû Bakr et ‘Umar, il la rapportait. Et s’il ne trouvait rien dans ces sources, il exprimait sa propre opinion
29 .
Ce récit signifie que pour établir le droit, Ibn Abbâs se basait (par ordre de priorité) sur le Coran
→ Muhammad
→ les Compagnons
→ l’opinion personnelle. Or, cette procédure (avec la même hiérarchie des sources du droit sunnite) a été établie par les juristes médiévaux plusieurs siècles après la mort d’Ibn Abbâs, ce qui rend ce récit parfaitement anachronique
30 . On a clairement affaire ici à un cas de rétroprojection, où les juristes postérieurs font remonter à Ibn Abbâs les normes qu’ils ont eux-mêmes établies. De plus, on remarque dans ce récit qu’Ibn Abbâs consultait les deux premiers califes, Abû Bakr et ‘Umar. On est étonné que soient exclus ‘Uthman et Ali, considérés comme des califes « bien guidés » au même titre que les deux précédents. Leur exclusion prend tout son sens quand on regarde le récit comme un élément de la propagande abbâsside. ‘Uthman, en effet, est lié par son cousin Mu’awiya à la famille omeyyade, rivale des Abbâssides, tandis que la figure d’Ali est évidemment associée aux chiites, l’autre faction opposée à la dynastie. Les récits produits à l’époque des Abbâssides ont « exagéré la piété, la droiture et la connaissance d’Ibn Abbâs pour leur propres intérêts politiques »
31 . L’objectif est toujours de rehausser la légitimité et le prestige de la famille abbâsside. On en trouve encore une parfaite illustration dans le hadîth suivant : « l’Envoyé d’Allâh a dit : parmi les descendants d’al-Abbâs [= le père d’Ibn Abbâs et oncle de Muhammad], il y aura des rois qui dirigeront les affaires de la Communauté, par eux Allâh élèvera la religion »
32 . Ici, est mise dans la bouche de Muhammad une prophétie
ex eventu, c’est-à-dire fabriquée
après la réalisation de l’événement prophétisé
33 .
C’est donc sous le patronage des Abbâssides et pour servir leurs propres intérêts qu’Ibn Abbâs a été intronisée comme le premier interprète du Coran. Ce faisant, on a fabriqué en masse des hadîths exégétiques en les attribuant à Ibn Abbâs – ainsi qu’à d’autres Compagnons mais dans une moindre mesure. La nouvelle dynastie avait besoin en effet de faire reposer le savoir religieux sur des personnalités ayant autorité à l’intérieur de la communauté. Comme le souligne Gilliot,
les « pieux anciens » (
salaf) sont alors appelés à la rescousse pour asseoir les bases du savoir sur quoi repose tout système impérial. Cela est tellement vrai que jusqu’à nos jours Ibn Abbâs fait figure d’autorité incontestée en exégèse chez la majorité des musulmans
34 .
Les historiens situent le début de ce phénomène en Irak (le nouveau siège du pouvoir) vers 750, époque qui correspond également au changement de dynastie
35 . En comparant les commentaires du Coran composés à différentes périodes, Herbert Berg a montré que la prolifération des hadîths exégétiques attribués à Ibn Abbâs s’est faite de façon progressive. Le
tafsîr attribué à Ibn Wahb (m. 813) contient au total 352 hadîths, dont seulement 24 (7 %) remontent à Ibn Abbâs. En outre, « aucune attention ou prestige particulier n’est attaché aux opinions attribuées à Ibn Abbâs »
36 . Quelques décennies après, al-Bukhari (m. 870) cite dans son
Kitab al-Tafsîr quelques 500 hadîths, parmi lesquels 105 (21 %) sont transmis par Ibn Abbâs. Celui-ci devient déjà une figure proéminente, et de loin la plus citée de tous les Compagnons. Environ un demi-siècle plus tard, al-Tabari publie son monumental commentaire du Coran. Il est capable de citer non moins de 5 835 hadîths remontant à Ibn Abbâs
37 . Rappelons qu’à peine un siècle plus tôt, le
tafsîr d’Ibn Wahb ne contenait que 24 hadîths. L’explosion du nombre de hadîths dans un laps de temps relativement limité nous donne une certaine idée de l’ampleur de la forgerie de hadîths qui s’est produite sous la période abbâsside. Le phénomène n’avait d’ailleurs pas échappé à certains auteurs musulmans. Le juriste ash-Shâfî (m. 820) alertait déjà sur le fait que « d’Ibn Abbâs ne sont attestés en exégèse qu’environ cent hadîths »
38 . De plus, les hadîths exégétiques sont remplis de contradictions. Pour un même verset, on trouve fréquemment dans les commentaires coraniques plusieurs opinions différentes attribuées à Ibn Abbâs (ou à d’autres Compagnons)
39 . Est-ce Ibn Abbâs qui changeait fréquemment d’opinion ? Ou bien ses élèves qui ont déformé les enseignements du maitre ? Ces deux hypothèses sont « improbables », soulignent Théodor Nöldeke et Friedrich Schwally, qui ajoutent que la seule réponse restante est « de considérer cette référence à l’autorité d’Ibn Abbâs comme une fiction »
40 .
En plus du nombre incalculable de hadîths exégétiques qu’on lui attribue, Ibn Abbâs est crédité d’un commentaire du Coran. Il s’agit du
Tafsîr Ibn Abbâs, connu également sous le nom de
Tanwîr al-miqbâs min Tafsîr Ibn Abbâs, qui est encore très populaire de nos jours. D’après les sources islamiques, il aurait été édité par al-Fîrûzâbâdi (m. 1414), auteur du célèbre dictionnaire
al-Qamus, qui l’attribue lui-même à Ibn Abbâs. Cependant, les historiens ont montré que ce
tafsîr n’est pas authentique. Andrew Rippin avait démontré en 1994 qu’il s’agit d’un texte écrit à la fin du 9
e ou au début du 10
e siècle
41 . Il n’a pas été composé par Ibn Abbâs, ni édité par al-Fîrûzâbâdi. On recense en outre deux autres commentaires censés transmettre l’exégèse d’Ibn Abbâs : le
Tafsîr al-Wâdih fî tafsîr al-Qur’ân et le
Tafsîr al-Kalbi. Là encore, nous avons affaire à de fausses attributions. Ces textes, ayant été composés plusieurs siècles après la mort d’Ibn Abbâs, « ne sauraient être des témoins de l’état primitif de l’exégèse musulmane »
42 .
L’examen des sources auquel nous avons procédé montre que la figure d’Ibn Abbâs possède une « fonction hautement mythique » dans l’exégèse coranique
43 . On est face à un phénomène de rétroprojection par lequel « les exégètes du Coran ont abusé du nom d’Ibn Abbâs dans le but de justifier leurs propres opinions exégétiques »
44 . De là, on ne peut échapper à la conclusion que chacune des opinions prêtées à Ibn Abbâs sont des forgeries destinées à légitimer l’opinion en question. Dans cette perspective, souligne Hussein Abdul-Raof, « l’édifice de l’exégèse coranique s’effondre tel un château de sable »
45 . Nous verrons dans la seconde partie de l’article (à paraitre prochainement) que les nombreuses contradictions, les incohérences, les problèmes d’interprétation à l’intérieur de l’exégèse islamique montrent qu’en effet, l’on a bien affaire à un château de sable dont les bases sont très fragiles.
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