Al Kalam

LA QIBLA ET LES ORIGINES DE L'ISLAM

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Introduction

Contrairement au Coran, la Bible ne contient pas de directive très claire concernant l’orientation de la prière, bien que Jérusalem soit occasionnellement citée en exemple (Daniel 6 : 11). C’est là, en effet, que fut construit le Temple de Salomon, qui abritait la Présence Divine, la Shekhina. C’est donc naturellement que la tradition juive adopta Jérusalem comme direction de prière1. Les chrétiens, de leur côté, ont très tôt adopté une direction de prière dirigée vers l’orient. Dans la tradition chrétienne, l’orient symbolise en effet Jésus lui-même, dont le retour se fera par l’ouest « car, comme l’éclair part de l’orient et se montre jusqu’en occident, ainsi sera l’avènement du Fils de l’homme » (Matthieu 24 : 27). L’auteur de la Didascalie des apôtres, texte syriaque du 3e siècle, n’hésite pas à citer ce verset pour justifier la pratique de prier vers l’est. De manière intéressante, le terme employé en syriaque pour désigner la direction de la prière est luqbâl, qui, selon Holger Zellentin, est à l’origine de l’arabe coranique qibla2.

Dans la tradition islamique, la Ka’ba est souvent présentée comme le site le plus sacré de la création. À ce titre, elle constitue la direction (qibla) vers laquelle les musulmans doivent s’y tourner au moment d’accomplir la prière. L’importance de la qibla ne se limite pas au domaine de la prière. La coutume veut également que les défunts musulmans soient enterrés en direction de la qibla. En 2006–2007, des excavations de tombeaux réalisées dans la région de Nîmes, qui fut au 8e siècle le théâtre d’affrontements entre les Francs et les Arabo-berbères, ont révélé que les corps des soldats musulmans étaient orientés sud-est, en direction de La Mecque3. En outre, selon un hadîth, les musulmans ne doivent pas faire leurs besoins naturels en se tournant vers la qibla4. Cependant, s’il est aujourd’hui tout à fait évident que la qibla n’est autre que la Ka’ba à La Mecque, il en était tout autrement au début de l’islam. Comme nous allons le voir, le seul passage du Coran consacré à la qibla est en réalité très ambivalent, laissant la porte ouverte à diverses interprétations. De plus, les données matérielles et littéraires de l’époque montrent qu’il existait originellement plusieurs qibla-s.

La qibla dans le Coran

Les directives sur l’orientation de la prière dans le Coran figurent dans un long passage de la sourate 2. Le passage débute en annonçant un changement de qibla : « Les faibles d’esprit parmi les gens vont dire : ‘‘Qui les a détournés de la qibla vers laquelle ils s’orientaient auparavant ?’’ Dis : ‘‘C’est à Allah qu’appartiennent le Levant et le Couchant. Il guide qui Il veut vers un droit chemin’’ » (2 : 142). Apparemment, ce changement a dû provoquer des contestations à l’intérieur de la communauté coranique, car le Coran concède que « c’était un changement difficile » (2 : 143). Cependant, le verset est très allusif et n’indique pas quelle était la précédente qibla. Un examen des sources islamiques permet toutefois de démontrer que les premiers musulmans, à commencer par le Prophète lui-même, priaient en direction de Jérusalem5. Dans un récit, Muhammad corrige un de ses Compagnons qui priait vers La Mecque en lui enjoignant de se tourner vers Jérusalem6. Une tradition rapporte également que la mosquée de Qubâ, à Médine, était orientée vers Jérusalem7. Une autre mosquée médinoise est désignée encore aujourd’hui sous le nom de mosquée Al Qiblatain (« la mosquée des deux qibla-s »), car elle a conservé son orientation primitive vers Jérusalem. De plus, Jérusalem est mentionnée dans la tradition islamique comme étant « la première qibla ». Stephen Shoemaker remarque très justement que ces différents récits ont de bonnes chances d’être anciens et authentiques, car les historiographes musulmans n’auraient pas pu fabriquer des traditions mettant en avant la qibla de Jérusalem à une époque où celle-ci avait été abandonnée depuis longtemps au profit de La Mecque8.

À ce stade, plusieurs questions demeurent en suspens. Premièrement, pour quelle(s) raison(s) les proto-musulmans priaient-ils en direction de Jérusalem ? Les sources islamiques laissent entendre que Muhammad voulait imiter les juifs de Médine, peut-être dans le but de les amener à l’islam. Al-Tabari (m. 923) rapporte à ce propos une tradition très suggestive : « lorsque l’Envoyé d’Allah émigra à Médine, qui était habitée principalement par des juifs, Allah lui commanda de s’orienter vers Jérusalem. Et les juifs se réjouirent de cela »9. Dans ce cas, le changement de qibla aurait été décidé pour marquer la rupture avec les juifs après leur refus de se joindre à la communauté de Muhammad10. Il est possible que le choix de Jérusalem puis son abandon en faveur d’une autre qibla soient le résultat d’un calcul politique de la part du Prophète. Mais cette hypothèse n’est pas entièrement satisfaisante. Le fait que la qibla était originellement orientée vers Jérusalem semble plutôt illustrer la primauté de la ville sainte dans l’islam primitif, dont l’importance était manifestement supérieure à celle de La Mecque11.

Deuxièmement, quel est le lieu désigné comme la nouvelle qibla par le Coran ? Là encore, le texte se montre assez vague : « Tourne donc ton visage vers le Temple sacré (al-masjid al-haram). Où que vous soyez, tournez-y vos visages. Certes, ceux à qui le Livre a été donné savent bien que c’est la vérité venue de leur Seigneur. […] » (2 : 144). Dans les traductions modernes, al-masjid al-haram est souvent rendu par « la Mosquée Sacrée ». Cependant, le choix d’une telle traduction s’avère trop réducteur, car le terme masjid désigne un lieu de prosternation, quel qu’il soit, et non spécifiquement une mosquée. La tradition islamique identifie unanimement ce lieu avec la Ka’ba, mais cela ne va pas nécessairement de soi. Comme l’a noté Richard Kimber, il n’y a rien dans le Coran qui permette de justifier cette interprétation12. Édouard-Marie Gallez a suggéré que l’expression al-masjid al-haram, qu’il traduit par « sanctuaire dévasté » selon un sens possible, pourrait faire référence au Temple de Jérusalem – ou plutôt à ses ruines13. En tout cas, le fait que le verset affirme que les Gens du Livre « savent bien que c’est la vérité venue de leur Seigneur » laisse entendre qu’il s’agit d’un lieu connu des juifs et des chrétiens, ce qui semble difficilement correspondre à la Ka’ba.

Par ailleurs, un autre verset affirme que « la bonté pieuse ne consiste pas à tourner vos visages vers le Levant ou le Couchant. Mais la bonté pieuse est de croire en Allah, au Jour dernier, aux Anges, au Livre et aux prophètes, de donner de son bien […] » (2 : 177). Cette déclaration a de quoi surprendre, car elle semble amoindrir l’ordre de prier en direction du Temple sacré, en argumentant que la bonté pieuse se trouve ailleurs et que le fait de prier dans une direction ou dans une autre n’a pas tellement d’importance. Ainsi, la sourate 2 fait état de directives visiblement contradictoires concernant l’orientation de la prière. Il est d’abord question d’une première qibla, que le texte ne nomme pas, puis d’une seconde qibla désignée comme le « Temple sacré ». Finalement, le verset 2 : 177 donne une certaine liberté à tout un chacun de prier dans la direction qu’il souhaite, dès lors qu’il croit en Allah et accomplit de bonnes œuvres. Ces différentes directives ne doivent pas nécessairement être regardées comme l’évolution de la pensée d’un seul homme (Muhammad ?), mais plutôt comme reflétant différents points de vue qui existaient dans la communauté de Muhammad14 (ou de manière alternative, comme les opinions de différents rédacteurs qui sont intervenus dans le texte).

L’orientation des premières mosquées

Jusqu’à maintenant, on a vu que les premiers musulmans priaient vers une qibla qui, selon toute vraisemblance, pointait en direction de Jérusalem. Son abandon au profit de la nouvelle qibla, supposée être la Ka’ba, aurait eu lieu quelques mois après l’installation de Muhammad à Médine. Cependant, un tel scénario se trouve contredit par de nombreuses données archéologiques et sources littéraires. Celles-ci montrent en effet que plusieurs décennies après la mort du Prophète, il existait toujours une pluralité de qibla-s. Jérusalem était bien sûr l’une d’entre elles, comme l’ont montré les excavations du cimetière de Qastal al-Balqa’, dans l’actuelle Jordanie, révélant que les musulmans étaient enterrés en direction de Jérusalem15. Ce qui est plus surprenant, en revanche, c’est la présence d’une ou plusieurs autres qibla-s. Comme le note Édouard-Marie Gallez, « on constate dans les années qui suivirent 640 un curieux flottement : l’archéologie et divers documents manifestent une qibla qui n’est ni celle de Jérusalem, ni (encore) celle de La Mecque »16. En particulier, plusieurs mosquées construites au 1er siècle de l’islam étaient orientées vers l’Est, suivant la pratique chrétienne. Les vestiges d’une mosquée située à Be’er Ora, au sud de la Palestine, en sont une bonne illustration. Le bâtiment dispose en effet d’un premier mihrab pointant vers l’Est. Mais on note également la présence d’un second mihrab qui pointe en direction du Sud, c’est-à-dire de La Mecque. Selon les archéologues qui ont procédé aux fouilles, ce dernier mihrab a été ajouté à une époque ultérieure, qui correspond à la période où la qibla mecquoise est devenue normative17.

Une autre qibla ancienne est signalée par Patricia Crone et Michael Cook dans leur ouvrage Hagarism. En Irak, deux mosquées d’époque omeyyade, celle du gouverneur al-Hajjaj, dans les environs de Basra, ainsi qu’une autre située près de Bagdad, sont orientées respectivement 33 et 30 degrés trop au nord18. Les sources musulmanes rapportent que la mosquée d’Amr Ibn al-As, à Fostat (Égypte), était « beaucoup trop orientée vers l’Est »19. En tenant compte de ces différentes indications, on peut déduire que la qibla en question pointait en direction du nord-ouest de l’Arabie. Cela est confirmé de façon décisive par le témoignage de Jacques d’Édesse (m. 708), qui étudia dans sa jeunesse en Égypte. Dans une lettre qu’il écrivit plus tard en tant qu’évêque, il fournit de précieuses informations sur les pratiques des musulmans. Interrogé sur la raison pour laquelle les juifs prient en direction du sud, il répond :

Ta question est vaine… car ce n’est pas vers le sud que les juifs prient, pas plus que les musulmans (mhaggrāyē). Les Juifs qui vivent en Égypte, ainsi que les musulmans là- bas, comme je l’ai vu de mes propres yeux et vais maintenant te l’exposer, prient vers l’est, et ils le font encore aujourd’hui, les uns et les autres — les juifs vers Jérusalem et les musulmans vers la Kaʿba. Quant aux juifs qui se trouvent au sud de Jérusalem, ils prient vers le nord ; et ceux qui sont au pays de Babylone, à ira et à Bara, prient vers l’ouest. De même, les Musulmans qui sont là prient aussi vers l’ouest, en direction de la Kaʿba ; et ceux qui se trouvent au sud de la Kaʿba prient vers le nord, vers ce lieu. Ainsi, d’après tout ce qui vient d’être dit, il est évident que ce n’est pas vers le sud que les juifs et les musulmans, ici dans les régions de Syrie, prient, mais bien vers Jérusalem ou la Kaʿba, les lieux patriarcaux de leurs peuples20.

Comme le souligne Robert Hoyland, Jacques d’Édesse « était en position d’observer directement les musulmans sur place, ce qui rend son témoignage particulièrement précieux. Ses informations sur la Syrie sont également probablement exactes, car des musulmans résidaient à Édesse lorsqu’il était évêque de cette ville »21. Le témoignage de Jacques revêt ainsi une importance cruciale pour notre sujet. Il indique en effet que les musulmans de son époque priaient en direction de la Kaʿba, mais il s’agit manifestement d’une Kaʿba située ailleurs qu’à La Mecque. Bien que les indications manquent de précision, il est possible de la situer, même de façon approximative. Elle n’est pas vers le sud, car les musulmans ne prient pas vers cette direction. Ceux d’Alexandrie (en Égypte) prient comme les juifs « vers l’est », mais ceux de Babylonie (dans l’Irak actuelle) se tournent « vers l’ouest », et non pas vers le sud. À Édesse, les musulmans ne prient pas davantage vers le sud comme ils le feraient si leur qibla était La Mecque. En tenant compte de toutes ces indications, combinées aux données archéologiques en Irak, on déduit que la Kaʿba vers laquelle se tournaient les musulmans était située au nord-ouest de l’Arabie22.

Un géographe amateur, Dan Gibson, a proposé une thèse audacieuse. Selon lui, l’islam n’aurait pas pris naissance à La Mecque, mais à Pétra, l’ancienne capitale du royaume nabatéen (aujourd’hui en Jordanie). Pour étayer sa thèse, Gibson a notamment recensé les coordonnées GPS de plusieurs dizaines de mosquées construites au cours des deux premiers siècles de l’islam. Il ressort de son analyse que la plupart des mosquées sont orientées vers Pétra ; a contrario, seulement quelques- unes pointeraient en direction de La Mecque23. Malgré tous les efforts déployés, l’hypothèse avancée par Gibson aura du mal à convaincre. Dans une recension (très) critique, l’historien de l’astronomie arabe David King a pointé les erreurs et approximations de l’étude de Gibson, dont il qualifie la thèse d’« absurde »24. À la fin, sa charge contre le géographe devient même virulente et dépasse les limites de la bienséance académique. David King rétorque notamment à Gibson que les premiers musulmans utilisaient des outils rudimentaires pour déterminer l’orientation de la qibla, et qu’il était impossible que celle-ci pointe correctement en direction de La Mecque (ou de Pétra). À partir du 9e siècle, cependant, les mathématiques et l’astronomie arabo-musulmanes se développèrent, permettant une plus grande précision dans l’orientation des mosquées.

Les erreurs d’orientation étaient à vrai dire inévitables, et expliquent certainement une partie des anomalies constatées. Toutefois, l’objection avancée par David King n’explique pas tout. En effet, si l’orientation des mosquées était erronée à cause des moyens précaires utilisées à l’époque, on s’attendrait à ce qu’elle soit totalement aléatoire. Or, il apparait clairement au vu des données présentées ci-dessus que, dans un grand nombre de cas, l’orientation des premières mosquées suit une certaine tendance (en direction de l’est, de Jérusalem, ou vers un lieu intermédiaire), qui ne peut pas s’expliquer par une heureuse coïncidence.

Conclusion

Au terme de notre analyse, plusieurs éléments peuvent être notés. Tout d’abord, le Coran fait état d’une ancienne qibla dont la localisation fait défaut dans le texte, mais pointait selon toute probabilité vers Jérusalem. Il est ensuite question d’une nouvelle qibla venant se substituer à la précédente. Celle-ci est orientée vers le « Temple sacré », que la tradition musulmane postérieure identifie à la Ka’ba – bien qu’il n’existe aucun argument coranique étayant cette hypothèse. La transition de la première à la seconde qibla aurait eu lieu durant l’apostolat de Muhammad, peu de temps après son installation à Médine. Pourtant, de nombreux éléments montrent que même après la mort du Prophète, il existait une pluralité de qibla-s pointant vers Jérusalem, vers l’est, ou dans une direction intermédiaire au nord-ouest de l’Arabie. A contrario, la qibla en direction de La Mecque semble s’être imposée dans les territoires musulmans de manière plus tardive. Nous voilà donc confrontés à une contradiction de fait entre l’ordre donné par le Coran de prier en direction du « Temple sacré » et la réalité des pratiques musulmanes au moins jusqu’à la fin du 7e siècle.

On a vu que les erreurs d’orientation dues à l’outillage rudimentaire des premiers musulmans ne pouvaient expliquer à elles seules les anomalies constatées. Restent alors trois hypothèses. Premièrement, durant la période primitive de l’islam, le « Temple sacré » mentionné par le Coran n’était pas encore identifié à la Ka’ba mecquoise. Peut-être désignait-il au départ un sanctuaire situé dans la région de Syrie-Palestine, et dans tous les cas au nord de La Mecque. Le témoignage de Jacques d’Édesse plaide fortement en faveur d’une telle hypothèse. Deuxièmement, la diffusion du texte coranique était beaucoup moins importante que ce qu’affirment les sources islamiques ultérieures. On pourrait donc supposer que la directive coranique n’était pas encore parvenue aux oreilles des élites (proto-)musulmanes, qui auraient imité par défaut les pratiques juives et chrétiennes. Troisièmement, le passage coranique instituant la nouvelle qibla aurait été inséré quelques décennies après la mort de Muhammad25, probablement pour doter la nouvelle religion d’un élément différenciant par rapport au judaïsme et au christianisme. En l’attente de nouvelles études qui confirmeront – ou infirmeront – ces différentes hypothèses, on laissera au lecteur le soin de se faire sa propre opinion.

Références

1↑ Ari M. Gordon, Sacred Orientation: The Qibla As Ritual, Metaphor, And Identity Marker In Early Islam, Publicly Accessible Penn Dissertations (3220), 2018, pp. 41-51.

2↑ Holger M. Zellentin, The Qurʾān’s Legal Culture: The Didascalia Apostolorum as a Point of Departure, 2013, Mohr Siebeck, p. 62.

3↑ Yves Gleize et al., « Early Medieval Muslim Graves in France: First Archaeological, Anthropological and Palaeogenomic Evidence », PLoS ONE, vol. 11 (2), 2016.

4↑ Al Bukhari 394. Il s’agit probablement de la reprise d’une règle équivalente dans le judaïsme rabbinique. Cf. Rachel Neis, « ‘Their Backs toward the Temple, and Their Faces toward the East:’ The Temple and Toilet Practices in Rabbinic Palestine and Babylonia », Journal for the Study of Judaism, vol. 43 (3), 2022, pp.328-368.

5↑ Voir par exemple Stephen J. Shoemaker, The Death of a Prophet: The end of Muhammad’s Life and the Beginnings of islam, University of Pennsylvania Press, 2012, pp. 223-225, qui renvoie à de nombreuses références dans les textes arabes.

6↑ Ibid.

7↑ Ibid, p. 256.

8↑ Ibid, p. 224.

9↑ Al-Tabari, Jāmiʿ al-Bayān, vol. 2, p. 623.

10↑ Fred M. Donner, Muhammad and the Believers. At the Origins of Islam, Harvard University Press, 2010, p. 45.

11↑ Moshe Sharon, « The Birth of Islam in the Holy Land », in Fred M. Donner (éd.), The Expansion of the Early Islamic State, Routledge, 2016, pp. 229-240. On renverra également le lecteur vers notre article « Le pèlerinage originel à Jérusalem ».

12↑ Richard Kimber, « Qibla », in Jane Dammen McAuliffe (éd.), Encyclopaedia of the Qur’ān, Brill, 2004, vol. 4, pp. 326-327.

13↑ Édouard-Marie Gallez, Le messie et son prophète. Aux origines de l’islam, Éditions de Versailles, 2005, vol. 2, p. 155.

14↑ Ari M. Gordon, Sacred Orientation, op. cit., pp. 73-74.

15↑ Frédéric Imbert, « La nécropole islamique de Qastal al-Balqâ’ en Jordanie », Archéologie islamique, vol. 3, 1992, pp. 17-59.

16↑ Édouard-Marie Gallez, op. cit., p. 146.

17↑ Moshe Sharon, Uzi Avner & Dov Nahlieli, « An Early Islamic Mosque Near Beʾer Ora in the Southern Negev: Possible Evidence for an Early Eastern Qiblah? », Atiqot, vol. 30, 1996, pp. 107-114.

18↑ Patricia Crone & Michael Cook, Hagarism: The Making of the Islamic World, Cambridge University Press, 1977, p. 23.

19↑ Robert G. Hoyland, Seeing Islam As Others Saw It : A Survey and Evaluation of Christian, Jewish, and Zoroastrian Writings on Early Islam, The Darwin Press, 1997, p. 563.

20↑ Cité par Robert G. Hoyland, op. cit., pp. 565-566.

21↑ Ibid, p. 566.

22↑ Patricia Crone & Michael Cook, op. cit., p. 24.

23↑ Dan Gibson, Early Islamic Qiblas. A survey of mosques built between 1AH/622 C.E. and 263 AH/876 C.E., Independant Scholars Press, 2017. Disponible à l’adresse suivante : https://nabataea.net/media/05library/PDFs/EIQEbook.pdf (consulté le 12/09/2025).

24↑ David A. King, « Dan Gibson, Early Islamic Qiblas: A Survey of mosques built between 1AH/622 C.E. and 263 AH/876 C.E. (with maps, charts and photographs), 296 pp., Vancouver BC: Independent Scholars Press, 2017 », Suhayl, vol. 16-17, 2018-2019, pp. 347-366.

25↑ Stephen Shoemaker, op. cit., p. 160, semble opter pour cette dernière hypothèse.