Al Kalam

HARUT ET MARUT

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Introduction

Dans la sourate 2, le Coran mentionne deux anges au nom énigmatique, Harut et Marut, qui n’apparaissent qu’une seule fois dans le corpus coranique :

Et quand leur vint d’Allah un messager confirmant ce qu’il y avait déjà avec eux, certains à qui le Livre avait été donné, jetèrent derrière leur dos le Livre d’Allah comme s’ils ne savaient pas ! Et ils suivirent ce que les diables racontent contre le règne de Salomon. Alors que Salomon n’a jamais été mécréant mais bien les diables : ils enseignent aux gens la magie ainsi que ce qui est descendu aux deux anges Harut et Marut, à Babylone; mais ceux-ci n’enseignaient rien à personne, qu’ils n’aient dit d’abord : « Nous ne sommes rien qu’une tentation : ne sois pas mécréant » ; ils apprennent auprès d’eux ce qui sème la désunion entre l’homme et son épouse. Or ils ne sont capables de nuire à personne qu’avec la permission d’Allah. […] (2 : 101-102)

Avant d’en venir aux sources, ce long passage mérite quelques éclaircissements. Premièrement, le verset est de nature polémique : il accuse une partie des gens du Livre de rejeter le « Livre d’Allah » au profit de la magie. Comme l’a montré Patricia Crone, l’accusation est clairement dirigée contre les juifs1. De nombreuses sources témoignent en effet de la place des pratiques magiques chez les juifs de l’Antiquité. En Mésopotamie, en Palestine ou encore en Égypte, les historiens ont découvert des amulettes, des incantations magiques sur divers supports et même des manuels de sorcellerie d’origine juive2. Comme l’explique Patricia Crone, « en Mésopotamie et en Iran la grande majorité des bols d’incantation étaient confectionnés par des juifs, souvent pour des clients portant des noms iraniens, suggérant que la magie était considérée là-bas comme une spécialité juive »3. Par ailleurs, les écrits de l’Antiquité font de Salomon une figure particulièrement versée dans les pratiques magiques4. Or, cette image se retrouve également dans le Coran, où nous lisons que Salomon avait la faculté de parler aux djinns ainsi qu’aux animaux (27 : 17)5 ou encore qu’il construisit le Temple de Jérusalem à l’aide des djinns « qui travaillaient sous ses ordres » (34 : 12). Malgré son usage de la magie, le Coran défend toutefois Salomon, qui « n’a jamais été mécréant ».

Deuxièmement, il est question de deux anges, Harut et Marut, qui enseignent la magie aux gens. Il s’agit manifestement d’une forme de magie noire « qui sème la désunion entre l’homme et son épouse ». On notera au passage que Harut et Marut sont liés explicitement à la ville de Babylone, l’ancienne capitale de la Mésopotamie. Dans la tradition biblique, la ville est associée au mal en personne : « Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre » (Apocalypse 17 : 5). Au moment où le récit sur Harut et Marut est incorporé dans le Coran, Babylone n’est plus qu’un village entouré de ruines et de poussière6, ce qui rend sa mention dans le Coran pour le moins insolite.

Bien que le verset soit très allusif, les historiens y ont depuis longtemps repéré des thèmes empruntés à divers mythes répandus au Proche-Orient. Cet article vise à faire la synthèse des nombreux travaux publiés sur la question.

Haurvatât et Ameretât

Le passage mentionne deux anges nommés Harut et Marut. Ces noms paraissent énigmatiques à plus d’un titre. D’une part, leur nom n’est guère mentionné dans le Coran ailleurs que dans ce passage. D’autre part, ils n’appartiennent pas au répertoire des anges mentionnés dans la Bible, ou dans la tradition judéo-chrétienne d’une manière générale. Les commentateurs musulmans avaient bien perçu que leur nom n’était pas d’origine arabe, sans toutefois parvenir à identifier leur source d’origine7. Il faudra attendre la recherche orientaliste au 19e siècle pour clairement établir l’identité de ces deux anges8. Il s’agit de deux entités mentionnées dans l’Avesta, le livre de l’ancienne religion iranienne, sous les noms de Haurvatât et Ameretât. Dans le mazdéisme, Ahura Mazda, le maître suprême de la création, est secondé par six divinités appelées Amesha Spenta ou « Saints Immortels »9. Parmi eux se trouve Haurvatât, maître des eaux, dont le nom peut être traduit à peu près par « Totalité » ou « Abondance ». Quant à Ameretât, maître des plantes, son nom désigne « l’immortalité », ou plus précisément le « non-mourir »10. Dans la religion iranienne, tout comme dans la sourate 2, les deux divinités forment un couple invoqué et agissant ensemble. Quant au nom que leur donne le Coran, il dérive de la forme hrwwt mrwwt (Haraut-Mauraut) figurant dans un fragment d’origine manichéenne11.

Nous avons montré que les deux anges mentionnés dans le Coran, Harut et Marut, correspondent aux deux divinités iraniennes Haurvatât et Ameretât. Cependant, hormis la concordance entre les noms, on voit mal ce qui relie les deux anges coraniques aux deux Saints Immortels. En effet, la tradition mazdéenne n’associe pas particulièrement Haurvatât et Ameretât à la magie comme le fait le Coran. Le thème développé dans la sourate 2 correspond en réalité aux traditions que l’on trouve dans le Livre d’Hénoch, dont il va maintenant être question.

Le Coran et les traditions énochiennes

Contrairement à ce que son nom laisse entendre, le Livre d’Hénoch n’est pas à proprement parler un livre, mais une collection de cinq textes composés à des époques différentes avant d’être compilés ensemble. Ils tirent leur nom d’Hénoch, l’arrière-grand-père de Noé, à qui ils sont (faussement) attribués. On peut donc parler d’écrits pseudépigraphiques12. Parmi ces textes, se trouve le Livre des Veilleurs, dont des fragments araméens datant du 2e siècle avant notre ère ont été découverts à Qumran13. La trame du texte repose sur un passage du livre de la Genèse où nous lisons : « Quand les hommes commencèrent à se multiplier sur la terre et qu’ils eurent des filles, les fils des dieux s’aperçurent que les filles des hommes étaient belles. Ils prirent pour eux des femmes parmi toutes celles qu’ils avaient distinguées » (Genèse 6 : 1-2). L’expression « fils de Dieu » (beney Elohim) a fait couler beaucoup d’encre, tant chez les théologiens de l’Antiquité que chez les spécialistes modernes. Mathias Delcor fait remarquer que « le terme beney ne sert pas à marquer ici la filiation physique, biologique, mais plutôt l’appartenance à un groupe. Les beney Elohim sont des êtres appartenant au monde divin »14. Mais qui sont-ils précisément ? Selon une interprétation courante à l’époque, l’expression désigne des anges, et c’est précisément le point de vue adopté dans le Livre des Veilleurs. Partant de là, le texte entend répondre à une question qui a occupé les théologiens de toute époque : d’où vient le mal ? Depuis Saint Augustin (m. 430), qui conceptualisa la doctrine du « péché originel », le christianisme met en avant la responsabilité d’Adam et Eve, dont la transgression a introduit sur la terre le péché et la corruption. Mais avant la perspective augustinienne, d’autres explications avaient cours, tant chez les juifs que chez les chrétiens.

Le Livre des Veilleurs a pour fonction de répondre à l’éternelle question de l’origine du mal. C’est donc un récit étiologique, un récit qui explique les causes. Le texte explique qu’à l’époque prédiluvienne, des anges avaient été séduits par les filles des hommes, et descendirent sur terre pour s’accoupler avec elles. Les enfants de ces unions illégitimes, les Géants, sèment alors le chaos sur la terre, dévorant les récoltes des hommes avant de les tuer et de les manger. Les anges à l’origine du chaos sont au nombre de deux : il s’agit d’Azazel, leur chef, et de son complice Shemhazaï. Le texte que c’est eux qui apprirent aux hommes à fabriquer des armes (1 Hénoch 7 : 8). De plus, Shemhazaï « enseigna tous les sortilèges, tous les enchantements » et Hermoni « enseigna l’art de résoudre les sortilèges, les exorcismes, la magie, la sorcellerie et les tours » (1 Hénoch 8 : 3-4). En réaction, Dieu provoque le déluge afin d’éradiquer ces êtres démoniaques. Ainsi, la tradition énochienne souligne la responsabilité des anges : c’est eux qui, par leurs enseignements, ont répandu le mal sur la terre. Quant à Azazel et Shemhazaï, ils seront déchus par Dieu.

La tradition énochienne influencera de nombreux théologiens chrétiens des premiers siècles. L’écrivain Justin Martyr (m. 165) écrit ainsi que « les anges, violant cet ordre, ont cherché le commerce des femmes et ont engendré des enfants que nous appelons les démons. Dans la suite, ils se sont asservi le genre humain, soit par la magie, soit par la crainte et les tourments qu’ils faisaient subir […] ; et ils ont semé parmi les hommes le meurtre, la guerre, l’adultère, l’intempérance et tous les maux » (Deuxième apologie, V, 3). Vers la même époque, Tertullien (m. 240) parle à son tour « de ces anges qui se précipitèrent du ciel vers les filles des hommes […]. Après avoir enseigné à un siècle grossier des matières que la nature avait utilement cachées, et des arts qu’il aurait mieux valu ignorer, tantôt en lui apprenant à creuser les mines, tantôt en lui enseignant la vertu des plantes, aujourd’hui en lui révélant le pouvoir des enchantements […] » (De l’ornement des femmes, I, 2). On mentionnera enfin les homélies Pseudo-Clémentine, un texte judéo-chrétien du 4e siècle, qui affirme que les anges initièrent les femmes à la magie (Homélies 8 : 14).

À ce stade, le lecteur commence à établir quelques affinités entre la tradition énochienne au sens large (par quoi on entend non seulement le Livre d’Hénoch, mais également les textes ultérieurs influencés par lui) et le passage coranique. Il est en effet question de deux anges descendus sur la terre et qui apprennent la magie aux hommes, semant la division. Toutefois, nous ne savons pas exactement pourquoi le Coran identifie ces deux anges à Haurvatât et Ameretât, deux entités d’origine mazdéenne, alors que le récit correspond en réalité à celui d’Azazel et Shemhazaï, issus de la tradition juive et énochienne. Quoi qu’il en soit, le fait que l’histoire de Harut et Marut dans le Coran corresponde à celle des anges Azazel et Shemhazaï dans la tradition énochienne était évident aux yeux des commentateurs musulmans, qui firent très tôt le rapprochement15. Ces derniers connaissaient en effet très bien les traditions énochiennes, et n’hésitèrent pas à puiser dedans pour élaborer leurs commentaires du récit coranique16.

À côté des similitudes entre les deux traditions, il existe aussi des différences importantes : par exemple, le Coran ne mentionne pas les unions illicites entre les anges et les femmes. De plus, alors que dans la tradition énochienne, les anges agissent de leur propre initiative, dans le Coran, c’est avec la permission d’Allah qu’ils le font. Autrement dit, le texte procède à une déresponsabilisation des anges. En cela, le Coran s’inscrit en réalité dans une tradition plus ancienne. En effet, l’implication des anges dans le problème du mal faisait difficulté sur le plan théologique. Pour résoudre la difficulté, certains écrits de l’Antiquité reprirent la trame générale du récit énochien tout en revisitant le rôle des anges afin de les disculper. C’est en particulier le cas du livre des Jubilés, composé aux alentours du 2e siècle, et dont l’influence sur le Coran et l’islam est désormais bien établie17. Annette Reed note ainsi que le livre des Jubilés dégage progressivement les anges de toute responsabilité en « décrivant leurs intentions comme bonnes et leur descente comme divinement mandatée »18. C’est précisément ce que nous retrouvons dans le Coran, qui affirme que Harut et Marut, loin d’être mus par de mauvaises intentions, préviennent les hommes en leur disant : « Nous ne sommes rien qu’une tentation : ne sois pas mécréant ». Un autre passage du Coran illustrant la tendance à décharger les anges de toute responsabilité a été mis en lumière par Tommaso Tesei. Il s’agit du récit où Iblis négocie auprès d’Allah la permission de tenter l’humanité (7 : 14-18 ; 15 : 36-40 ; 17 : 62-65). Cet épisode se rapproche très fortement d’un récit mentionné dans le livre des Jubilés, où l’ange maléfique Mastema demande auprès de Dieu à ce que les démons puissent tenter les hommes19. On le voit, le Coran est donc héritier de la tradition énochienne, mais dans sa version revisitée où les anges ne sont plus coupables du mal répandu sur la terre.

La dépendance du Coran vis-à-vis des traditions énochiennes est renforcée par plusieurs éléments. D’une part, le Coran mentionne par deux fois un personnage appelé Idris (19 : 56 ; 21 : 85). Les exégètes musulmans ont reconnu qu’il s’agissait là du nom d’Hénoch, ce que les historiens ont depuis largement confirmé. Au verset 19 : 57, la voix divine du Coran affirme concernant Idris : « Et Nous l’élevâmes à un haut rang ». Cela correspond précisément au passage du Livre d’Hénoch où ce dernier réalise une ascension céleste (1 Hénoch 87 : 3). Le nom d’Idris serait issu d’un jeu de mots qui associe la racine arabe d-r-s, d’où vient le verbe darasa, « écrire », avec la description d’Hénoch comme un personnage qui possède une « excellence dans les activités académiques » 20. D’autre part, le nom de l’ange Azazel figurerait également dans le Coran, mais de manière déformée. Le verset 9 : 30 affirme que les juifs disent « ‘Uzayr est le fils d’Allah ». L’identité de ce personnage, dont le nom n’apparait qu’ici, a fait couler beaucoup d’encre. Les commentateurs musulmans l’ont quasiment tous identifié à Esdras, un grand prêtre mentionné dans la Bible. À défaut d’alternative, la plupart des historiens se sont ralliés à cette hypothèse 21. Celle-ci, cependant, n’est pas entièrement satisfaisante, en premier lieu car il n’existe aucun texte, ni aucune tradition démontrant que les juifs auraient divinisé Esdras22. Pour contourner la difficulté, certains ont supposé l’existence d’un groupe marginal juif qui serait celui visé par le Coran. Autant dire que la difficulté demeure, car d’un tel groupe, nous n’avons aucune trace. Il y a près d’un siècle, l’orientaliste français Paul Casanova avait suggéré que ‘Uzayr était en réalité l’ange Azazel23. Dans une de ses publications, Patricia Crone a repris et développé cette hypothèse de manière convaincante. ‘Uzayr (‘zyr) serait une déformation de l’arabe ‘Azîl ou ‘Azâ’îl (‘zyl). Le verset dénoncerait alors la pratique juive – bien documentée celle-ci – de l’adoration des anges24.

Conclusion

Le passage coranique sur Harut et Marut nous a conduit à faire de véritables chassés-croisés entre les différents textes et traditions qui entrent en jeu. Nous avons vu tout d’abord que leurs noms provenaient de deux divinités, ou « Saints Immortels » d’origine mazdéenne, Haurvatât et Ameretât. Cependant, l’histoire relatée dans la sourate 2 se rapporte à un ensemble de traditions rattachées au Livre d’Hénoch. Celles-ci racontent comment deux anges, Azazel et Shemhazaï, incitèrent leurs semblables à descendre sur terre pour s’unir aux femmes, et apprirent la magie et la fabrication des armes aux hommes, semant le chaos et la division. De ces traditions, le Coran ne conserve que la partie concernant l’enseignement de la magie par les deux anges. On a vu par ailleurs que le Coran témoignait d’une connaissance des traditions énochiennes, notamment par la mention d’Hénoch, alias Idris dans le texte coranique, et peut-être d’Azazel, alias ‘Uzayr (si l’on souscrit à l’hypothèse de Casanova/Crone).

Quoi qu’il en soit, le récit coranique de Harut et Marut illustre bien la tendance des rédacteurs du Coran à puiser certains thèmes dans l’héritage mythologique du Proche-Orient tout en les reformulant selon leur propre perspective. Ainsi, le Coran apparait comme un « bricolage », au sens de Claude Lévi-Strauss25. Il reste enfin à déterminer quand et comment ce thème mythique fut intégré dans le corpus coranique. Sans prétendre pouvoir répondre précisément à la question, on peut néanmoins glaner quelques éléments de réponse. Premièrement, à la fin de l’Antiquité, les traditions énochiennes avaient été évincées aussi bien dans le judaïsme rabbinique que dans le christianisme « orthodoxe ». Elles continuaient toutefois de circuler dans certains cercles marginaux. Patricia Crone note ainsi que l’histoire « prospérait désormais surtout parmi les païens, les gnostiques et les adeptes de l’occultisme, en dehors des communautés dominantes ou, lorsqu’elle subsistait en leur sein, dans les cercles quelque peu marginaux des alchimistes, devins et magiciens. C’est très probablement à partir de tels milieux qu’elle passa dans le Coran »26. Deuxièmement, on a vu que le passage polémique contre les pratiques magiques des juifs, qui sont bien attestées dans certaines régions, notamment en Mésopotamie ainsi qu’en Perse. Troisièmement, la mention du couple mazdéen Haurvatât et Ameretât, alias Harut et Marut dans le Coran, et celle de Babylone, pointent clairement vers un milieu perse. Une hypothèse avancée par les spécialistes est que le récit fut incorporé dans le Coran après la conquête de la Perse, au cours de laquelle les (proto-)musulmans se familiarisèrent avec les antiques traditions iraniennes27.

Références

1↑ Patricia Crone, « The Book of Watchers in the Qurʾān », in Patricia Crone & Hanna Siurua (éds.), The Qurʾānic Pagans and Related Matters, Brill, 2016, vol. 1, p. 194.

2↑ Ibid, pp. 194-195.

3↑ Ibid, p. 195.

4↑ Pablo Morales, Solomon the Esoteric King. From King to Magus, Development of a Tradition, Brill, 2002.

5↑ Sur les sources talmudiques de la légende, voir l’article « Salomon et les animaux ».

6↑ Tom Boiy, Late Achaemenid and Hellenistic Babylon, Peeters, 2004, p. 51.

7↑ Arthur Jeffery, The Foreign Vocabulary Of The Quran, Oriental Institute Baroda, 1938, p. 283.

8↑ Paul de Lagarde, Gesammelte Abhandlungen, Leipzig, 1866, pp. 15, 169.

9↑ Jacques Duchesne-Guillemin, La religion de l’Iran ancien, Presses universitaires de France, 1962.

10↑ James Darmesteter, Haurvatât et Ameretât : essai sur la mythologie de l’Avesta, Librairie A. Franck, 1875, p. 46.

11↑ Pierre-Jean de Menasce, « Une légende indo-iranienne dans l’angélologie judéo-musulmane: à propos de Harut et Marut », Asiatische Studien, vol. 1, 1947, p. 17.

12↑ Définition d’un écrit pseudépigraphique ; voir « Les sources du Coran ».

13↑ The Books of Enoch: Aramaic Fragments of Qumrân Cave 4, éd. Joseph T. Milik, Clarendon Press, 1976.

14↑ Mathias Delcor, « Le mythe de la chute des anges… », Revue de l’histoire des religions, vol. 190 (1), 1976, p. 6.

15↑ Patricia Crone, art. cit., p. 196.

16↑ John C. Reeves, « Some Parascriptural Dimensions… », JAOS, vol. 135 (4), 2015, pp. 819-827.

17↑ Suleyman Dost, An Arabian Qur’ān, thèse doctorale, Univ. de Chicago, 2017, pp. 199-255.

18↑ Annette Y. Reed, Fallen Angels and the History of Judaism and Christianity, Cambridge UP, 2005, p. 90.

19↑ Tommaso Tesei, « Echoes of Pseudepigrapha in the Qur’ān », in Segovia (éd.), Remapping Emergent Islam, Amsterdam UP, 2020, p. 209.

20↑ John C. Reeves, « Some Explorations… », in Bible and Qur’ān, SBL, 2003, pp. 46-49.

21↑ Viviane Comerro, « Esdras est-il le fils de Dieu ? », Arabica, vol. 52 (2), 2005, pp. 165-181.

22↑ Tommaso Tesei, art. cit., p. 206.

23↑ Paul Casanova, « Idris et ‘Ouzaïr », Journal Asiatique, vol. 205, 1924, pp. 356-360.

24↑ Patricia Crone, art. cit., pp. 208-210 ; voir aussi Marcel Simon, « Remarques sur l’angélolâtrie juive… », CRAI, vol. 115, 1971, pp. 120-134.

25↑ Claude Lévi-Strauss, La pensée sauvage, Plon, 1962.

26↑ Patricia Crone, art. cit., p. 193.

27↑ Gilles Courtieu & Carlos A. Segovia, « Q 2:102… », in Mortensen et al. (éds.), The Study of Islam Origins, De Gruyter, 2021, pp. 203-230 ; Nicolai Sinai, « The Christian Elephant… », JIQSA, vol. 9 (1), 2024, p. 23.